Le mal du pays et le choc culturel sont des réactions courantes à l’éloignement, et beaucoup les traversent sans qu’elles durent. Quand elles s’installent, qu’elles pèsent sur le quotidien ou qu’on n’arrive plus à en parler autour de soi, il est légitime de demander de l’aide. Sylvie Paicheler, psychanalyste aux Lilas, reçoit en visio, en français, les francophones qui vivent à l’étranger.
On part pour un poste, un conjoint, un projet, parfois par choix franc. Et pourtant, quelques semaines ou quelques mois plus tard, quelque chose pèse. Cette page décrit ce que recouvrent le mal du pays et le choc culturel, sans en faire une maladie, et dit quand il peut être utile d’en parler à quelqu’un.
Le mal du pays est le manque de ce qu’on a laissé : des proches, une langue, des lieux, des habitudes, une façon d’être au monde. Il peut surgir par vagues, à l’occasion d’une fête, d’une odeur, d’un coup de téléphone.
Le choc culturel désigne la désorientation qui vient du contact avec un pays dont on ne connaît pas les codes : les règles non dites, l’humour, les rapports hiérarchiques, le rapport au temps, la manière de se dire les choses. On ne comprend plus ce qui allait de soi, et l’on se sent maladroit, parfois décalé, là où l’on était à l’aise.
On décrit souvent l’adaptation à un nouveau pays en plusieurs temps : l’enthousiasme des débuts, puis une période de désillusion où les différences irritent ou épuisent, puis un réajustement progressif, et enfin une forme d’installation. Ce schéma est un repère, pas une règle : chacun va à son rythme, revient en arrière, saute des étapes.
Il aide surtout à comprendre qu’un coup de blues après l’euphorie des débuts n’a rien d’anormal. Rien ne permet de dire à l’avance combien de temps cela dure : cela dépend de chacun.
Il peut être utile d’en parler à quelqu’un quand le malaise s’installe plutôt qu’il ne passe, quand il pèse sur le sommeil, le travail, le couple ou la famille, quand on s’isole, quand on n’arrive plus à dire à ses proches que ça ne va pas, ou quand l’expatriation a réveillé des choses plus anciennes : un deuil, une séparation, une angoisse déjà connue.
Ces signes ne sont pas des diagnostics. Si vous avez des idées suicidaires, appelez le 3114, numéro national de prévention du suicide, ou consultez un médecin. Pour un accompagnement par la parole, voyez aussi les pages dépression et mal-être et angoisses et anxiété.
Ce qui aide, souvent : garder des liens réguliers avec ses proches sans s’y enfermer, se donner des repères simples (des horaires, des rituels), apprendre les codes du pays sans se juger sur ses erreurs, s’autoriser à dire que ce n’est pas facile, et en parler à quelqu’un qui écoute.
Ce qui aide rarement : se forcer à aller bien, comparer sans cesse avec « chez soi », se couper de tout ce qui rappelle le pays d’origine, ou au contraire ne vivre qu’entre compatriotes pour éviter le pays d’accueil. Aucun de ces gestes n’est une faute, mais aucun ne règle à lui seul ce qui fait mal.
Une analyse se fait avec des mots, et c’est souvent dans la langue maternelle que les souvenirs d’enfance et les émotions trouvent le plus facilement les leurs. Quand tout, autour de soi, se vit dans une autre langue, pouvoir parler de soi en français, sans traduire, change beaucoup.
Sylvie Paicheler reçoit en visio, en français et uniquement en français, par Messenger, Facetime ou WhatsApp, des séances de 45 minutes, du lundi au vendredi de 11h à 20h, heure de Paris. Le premier entretien est informatif et gratuit. Pour le cadre, lisez la page psychanalyste français à l’étranger et celle des consultations en visio ; pour prendre rendez-vous, passez par la page contact. Et si vous êtes sur le point de rentrer : rentrer en France et se sentir étranger.
C’est le manque de ce qu’on a laissé en partant : proches, langue, lieux, habitudes. Il revient souvent par vagues et ne signifie pas qu’on a fait le mauvais choix.
C’est la désorientation ressentie au contact d’un pays dont on ne maîtrise pas les codes. Il peut se traduire par de la fatigue, de l’irritation ou le sentiment d’être décalé.
Cela dépend de chacun, et il n’existe pas de durée annoncée à l’avance. Quand le malaise s’installe plutôt qu’il ne passe, il est légitime d’en parler à quelqu’un.
Quand le malaise pèse sur le sommeil, le travail, le couple ou la famille, ou quand on s’isole. En cas d’idées suicidaires, appelez le 3114 ou consultez un médecin.
Oui. Sylvie Paicheler reçoit en visio, en français, les personnes qui résident à l’étranger, par Messenger, Facetime ou WhatsApp. Les séances ont lieu aux horaires de Paris.
Oui. La première rencontre est un entretien informatif et gratuit, en visio. Elle permet de dire ce qui vous amène et de voir si le travail vous convient.