On s’attend à retrouver chez soi ; on s’y sent parfois étranger. Le choc du retour est un sujet réel, dont on parle peu. Quand il pèse, il est légitime d’en parler. Sylvie Paicheler, psychanalyste aux Lilas, poursuit en visio un suivi commencé à l’étranger, puis au cabinet si vous vous installez en Île-de-France, avec la même psychanalyste et le même rythme.
On prépare le départ, on prépare l’arrivée, rarement le retour. On rentre pour de bonnes raisons, et l’on se découvre décalé dans un pays qu’on croyait connaître. Cette page décrit ce que beaucoup vivent à ce moment-là, et dit quand en parler peut aider.
Partir, on s’y attend : tout est nouveau, on se prépare à ne pas comprendre. Rentrer, on s’attend à retrouver, et c’est là que la surprise est la plus rude. Le pays a changé, vous aussi. Les amis ont avancé sans vous, les habitudes ne sont plus les mêmes, et ce qui vous semblait évident vous paraît parfois étrange.
On parle aussi de choc culturel inversé. Il ne s’agit pas d’une maladie, mais d’un temps d’ajustement que l’on n’a pas prévu.
Au retour, tout le monde est content : la famille, les amis, parfois l’entreprise. Il devient difficile de dire que ça ne va pas. On entend « tu dois être heureux d’être rentré », et l’on répond « oui, oui ». On n’ose pas avouer qu’on regrette sa vie d’avant, que le pays d’accueil manque, qu’on se sent seul au milieu de gens qu’on aime.
Personne n’a envie de décevoir. Mais ce qui ne se dit pas continue de peser. Ce silence rend souvent le retour plus lourd que le retour lui-même.
Les repères qui ont bougé sont multiples : la place qu’on occupait auprès de ses proches, le rythme du quotidien, le regard des autres sur l’expérience qu’on a vécue, la langue même, qui a ses expressions nouvelles. On peut se sentir à la fois d’ici et d’ailleurs, sans être tout à fait de nulle part.
Quand on rentre en famille, chacun ne vit pas le retour de la même manière : un conjoint soulagé, un enfant qui perd ses amis, un adolescent qui ne se reconnaît plus dans son lycée. Ces décalages se parlent.
Il peut être utile de consulter quand le malaise dure plutôt qu’il ne passe, quand il pèse sur le sommeil, le travail ou le couple, quand on s’isole ou qu’on rumine l’idée de repartir, ou quand le retour a rouvert un deuil, une séparation ou une angoisse plus ancienne. Ces signes ne sont pas des diagnostics. En cas d’idées suicidaires, appelez le 3114, numéro national de prévention du suicide.
La parole sert d’abord à mettre des mots sur ce qui n’a pas trouvé sa place. Les pages dépression et mal-être et deuil et séparation détaillent ce que peut apporter une psychanalyse. Si le malaise a commencé là-bas, lisez aussi mal du pays et choc culturel.
Si vous avez commencé un suivi avec Sylvie Paicheler depuis l’étranger, il n’a pas à s’interrompre au retour. Tant que vous n’êtes pas installé en Île-de-France, les séances se poursuivent en visio. Une fois installé à Paris ou en proche banlieue, elles se poursuivent au cabinet des Lilas, avec la même psychanalyste et au même rythme.
Si vous n’avez pas encore commencé, le premier entretien est informatif et gratuit. Les séances durent 45 minutes, uniquement en français, du lundi au vendredi de 11h à 20h, heure de Paris. Voir aussi les pages psychanalyste français à l’étranger et consultations en visio.
Parce que le pays a changé, les proches ont avancé et l’on a changé soi-même. On s’attendait à retrouver, et l’on découvre des repères qui ont bougé.
C’est la désorientation ressentie au retour dans son pays d’origine après un séjour à l’étranger. Ce n’est pas une maladie : c’est un temps d’ajustement que l’on n’avait pas prévu.
Cela dépend de chacun, et aucune durée ne peut être annoncée à l’avance. Quand le malaise s’installe, il est légitime d’en parler.
Quand le malaise dure, pèse sur le sommeil, le travail ou le couple, ou quand on s’isole. En cas d’idées suicidaires, appelez le 3114 ou consultez un médecin.
Oui. Le suivi se poursuit en visio tant que vous n’êtes pas installé en Île-de-France, puis au cabinet des Lilas si vous vous y installez, avec la même psychanalyste et le même rythme.
Oui. La première rencontre est un entretien informatif et gratuit, en visio comme au cabinet, sans engagement.